Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)





Mon adresse msn : s0nge_AT_hotmail.com (avec le chiffre 0 à la place de la lettre o)

Pour ceux qui souhaiteraient recevoir régulièrement de mes nouvelles dans ma lettre d'information ...

S'inscrire
Se désinscrire

Consulter mes précédentes newsletters
***
Télécharger les polices de mon joueb en cliquant

***
Si vous souhaitez me laissez un petit mot, un plus long, obtenir des images en taille non réduite (précisez le n° des articles) ou pour tout autre demande ou remarque, cliquez


Nina : Juste de passage pour te souhaiter un joyeux anniversaire ...Ça fait plus d'un an que je lis tes écrits, sans laisser de traces ^_^.... Georges Brassens avait raison, "ce qu'il faut de malheur pour écrire la moindre chanson" ! Si le chagrin est toujours trop envahissant, au moins il permet chez certains une belle créativité !!! Je te souhaite de ne pas avoir envie d'écrire trop souvent, sauf si c'est pour nous offrir des élans de joie !!! Si je t'encourage à écrire, jamais je ne souhaiterais que tu sois triste pour arriver à écrire de bien belles choses .
Songe : La plupart du temps les beaux moments se vivent et les tristes s'écrivent, c'est ce qui fait soit regretter l'écriture soit jalouser la vie dans les entre-deux, quand l'intensité n'est là ni pour se vivre pleinement ni pour apporter suffisamment d'inspiration. Mais heureusement il y a le souvenir et le ressenti pour ressusciter les peines et les joies et s'en imprégner suffisamment pour qu'il y ait de l'encre à l'encrier :) Merci d'avoir mis un peu d'encre ce soir dans le mien, ça m'a donné envie de me souvenir que j'aime écrire :)
Youssouf : Bonsoir, Songe. Pardonne moi de t'avoir agressé stupidement il y a 16 ans. J'étais très con.
Songe : Il n'u a rien à pardonner, sinon à toi-même :) nous ne sommes pas ce que nous fûmes mais nous pouvons être ce que nous aimerions devenir ...
babao : coucou d'il y a très longtemps, j'espère que tu vas bien.

Réagir :
Nom
Adresse web
Blogroll

Joueb

Vendredi
Alezia
Megalomania
BarJac (suspendu)
Lili-la-tigresse (suspendu)
Antigone
Inola
Blue Light (suspendu)
Ryne (suspendu)
Sunshine
Nyme
Impassesud
Kohva
Choupinette
Shadedly (suspendu)
Gamin
Briget
Castor
Alecska
LSR (un douloureux fake)
Kroline
Exvag
Addy (suspendu)
NikkO
QasU (suspendu)
Pak
Fabinou
Phérine
Vador (suspendu)
Yamael
Aesthyn
Sonsha
Leana
jny
Struggle
Homme de l'ombre
Le monde du veilleur (suspendu)
Le veilleur (suspendu)
Le Veilleur sur Sweet-dreams (suspendu)
Annie (suspendu)
Becassine (suspendu)
Manouch (suspendu)
Hylst
Funambule (suspendu)
Ode (suspendu)
Zelia
Elfe-en-moi
Ezekiel
Ezekiel-Kentin (suspendu)
Liloupop
Calimera (suspendu)
Kyra
Titine dessinatrice
Nélie
Babao
Abyssia
Bubblegum
Chrysalide
Melpomène (suspendu)
Bubblegum
Bouclette-Charnel
Armony
Gribouillon (suspendu)
Els (suspendu)
Lueur
Lueur (suspendu)
Nothing more
Pierre Desiles
Elfe Magique (suspendu)
Petit Renard
Enya (suspendu)
Tchenrezi
Era
Cassy
Geisha (suspendu)
Nolann
Anonyme-76
Katja
Nbishop
Caramba el Mundo
Feerange
Destinee (suspendu)
Rêves de Destinee (suspendu)
Nora
Nephtys
Frenegonde (suspendu)
Lissadell (suspendu)
L'ombre de cette fille
Soleil en manteau de neige
Soleil en manteau blanc
Epsilon
Rose-blanche
Lunaire (suspendu)
Pierrot le ouf
Sibylle
Sibylle (suite)
Piou
Cécile (qq années après)
Zoublitou
Zoublitou (suite)
Zoublitou (suite)
Cathy-
Jean-Jacques
Petit-Demon (suspendu)
Drink
Tigraque
Barbara
Entre-nous (suspendu)
Angel
Nemesia
Sansvie
Elfe Bleue (suspendu)
Lain
TitedhelFairy
Aliena (suspendu)
Newton (suspendu)
Myel
Estrella (suspendu)
Earane-seregon (suspendu)
Indrae
Indrae (suite)
Boîte à z'images (suspendu)
Dark-ever
Lisenn (suspendu)
Norwanaelle
No future
Alkhazar
Alkhazar (suite) (suspendu)
Zakath Nath
Anelfe
Marggie
JessicaH (suspendu)
Absurdus
Eurydice
She
Mistigrise (suspendu)
Kachoe (suspendu)
Sillan (suspendu)
Nanarie (suspendu)
Pierre de Lune
Color
Moyimiya (suspendu)
Parasitemort (suspendu)
Ophelia
Elfe de lune (suspendu)
Nouvelami (suspendu)
Glace (suspendu)
Torm (suspendu)
Pitseleh
Aphone
Bluedragonfly (suspendu)
Plog
Mr Freeze NEW

* *

Jouebs collectifs

Venus Beauty Institute
C'est-tout-com
Enigmatique
Murmures
La Marelle aux rêves (suspendu)

* *

Canalblog

Vendredi (suspendu)
Elle & Lui
Dess
Era sur Canalblog
Lissadell
Facettes
Abstruse
Epitaphes Lunaires (suspendu)
Mllevie
Altrast

* *

Haut et fort

Les moutons d'Addy (suspendu)

* *

U-blog

Alecska
Phérine
Titine
Backdoor
Teïdy Lou (suspendu)
Le Journal de l'autre
Au pays des loups
LounaB (suspendu)
Tsunami (suspendu)
Ficelle
Fougère
Amantia (suspendu)
Blogsphère
Petit pétale de dahlia (suspendu)
Darkpsy (suspendu)
Eavane (suspendu)
Boule de neige

* *

20six


Nikko
Pak (suspendu)
Blackvador
Antistar
Lissadell
Alaïyarasi (suspendu)
Des moments Com'ça (suspendu)
Fee Gaelle (suspendu)
Edge of Raven

* *

Blogger

Etolane
Human Target
Captain Navarre
Psychedel33t
Deeler (suspendu)
La Chambre noire

* *

Over-blog

Paris-Brest
Alyson

* *

Skynet blogs

Angel-Newborn (suspendu)
Esprit Immortel
Alkiragaiia
Lonewolf
Sparkling Angel
Conscience
Le Doge

* *

Blogs indépendants

Alecska
Alecska.net
Nikko
Msiou
Phérine
Aesthyn
OrangeFruit (suspendu)
Clarisse
Le Coeur Funambule
Addy (suspendu)
Addy (suspendu)
L'inconnu du métro NEW

* *

Bd blogs et Picto blogs

Paprika
Petit pétale de dahlia

* *

Deviantart

Alecska
Sibylle
Funambule

* *

Sites perso

Carole Baudoin
Boule de Neige

* *

Sites perso

Favoris
Autour de l'imaginaire

(Les sites de mes cousins)

La Tannière de la Licorne
Terres de Jeu

*

Miss Mopi
Forêt des Songes
Le Fantastique.net
La fée dans la bouteille
Meluzine
Vox Imagina
Forum Au Royaume des Fées
Forum La Forêt Celtique
Duirwaigh
Le Bois d'Aelinel
Forum Arpentes et Songes

Editions de l'imaginaire

Au bord des Continents

Rage sourde ...

 

Je ne sais pas pourquoi je sens cette espèce de rage qui sourde en moi. Sans doute parce que je me sens floué par moi-même, trahi par mes espoirs vains, par toutes ces illusions que je laisse s'immiscer dans un coin d'esprit et qui me poussent à construire des chimères savantes dans lesquelles tout semble bien huilé alors que ma conscience me dit que ces constructions ne sont que des fêtus de pailles qu'emportera le premier vent.

Je n'accepte pas ce corps, je ne parviens pas à l'accepter alors je néglige sa bonne tenue, je néglige tout ce que je mettrais d'un tant soit peu distingué sur un autre corps plus en adéquation avec la pensée qui l'habite. Je néglige son environnement, je néglige tout ce qui fait l'apparence parce que je n'arrive pas à accepter cette place prédominante des apparences dans mes relations sociales. Je ne parviens pas à accepter que cet esprit qui bouillone, cette sensibilité qui vibre à chaque souffle d'air soient ancrés dans cet enveloppe de chair bourrue et gauche qui agit comme une passoire bouchée pour mes émotions ...

J'ai envie de déchirer cet enveloppe de chair et m'en extraire pour protester contre l'injustice qui me voit depuis de nombreuses années faire les frais de mon allure, les frais de mes traits trop peu fins, ce visage trop peu élégant.

J'ai envie qu'on puisse me faire spontanément confiance , que mes relations humaines ne m'obligent pas constament à insister pour voir, parler, rencontrer les gens alors que d'autres n'ont qu'un mot à dire de leurs lèvres fines et de leurs deux yeux d'émeraude pour que chacun soit subjugué.

Ce n'est pas que je me plains d'être laid, ce serait trop banal et vain, on est comme on naît et c'est comme ça. Je ne vais pas commencer à jalouser les playboy qui décrochent des coeurs d'un sourire de leurs dents blanches, ce serait un peu stupide. Ce n'est pas mon sex appeal qui comme beaucoup me trotte dans les méninges, c'est simplement ce constat que je n'inspire pas spontanément cette confiance qui me permettrait d'accéder aux autres pour leur offrir mon amitié. On me tient à distance respectueuse et il me faut déployer des trésors de patience pour être accepté. Et si je n'y parviens pas je me bloque, je me referme, et j'ai généralement le droit à l'ostracisme pur et simple.

Je me sens relativement puéril à écrire des choses qui ne font pas avancer les choses pour le moins du monde sinon exacerber encore davantage ma colère. Je me sens relativement puéril à ne pas contrôler davantage mon imagination qui bâtit des scénarios stupides dont je sais pertinnemment qu'ils sont complètement infondés. Je suis un âne qui à chaque fois espére qu'on ne lui mettra pas le bât et qui au final se retrouve chargé de la vanité d'avoir espéré l'inespéré.

J'en viens même à me trouver relativement misérable à toujours courir après la carotte plutôt que de me contenter d'un bon quignon. Quand on sait qu'on ne peut pas avoir une chose, la moindre des choses c'est de cesser de vouloir l'obtenir dans l'heure. Pourtant je me croyais nanti d'assez de patience et de bon sens pour ne pas sans cesse me livrer aux mêmes vaines spéculations.

Ce texte lui-même est encore l'expression de cette frustration et de cette impatience, je le sais, je le sens, je le vois et j'enrage. J'aurais envie d'enfiler mes chaussures et courir jusqu'à l'épuisement dans la nuit, juste pour évacuer cette colère qui dépasse largement son objet. Je suis en colère contre mon sentiment de solitude de ce soir, je suis en colère contre ma frustration, je suis en colère de ne pas avoir assez de bases solides pour appuyer un peu de sérénité, en colère ce soir de ne pas savoir où les trouver ces bases pour cesser de me débattre avec mes doutes.

Cette colère est l'expression entre cette part de mon esprit qui lutte pour croire et cette autre partie qui me saborde guillerettement mes certitudes, ce à quoi j'essaye de raccrocher mes souhaits, mes sentiments ...

Je ne suis en colère que quand il s'agit de sentiments qui luttent avec la raison, les premiers refusant de se taire parce qu'ils ont trop besoin de s'exprimer et la seconde refusant de leur laisser le champs libre parce qu'elle en connaît les conséquences lamentables.

La colère qui agit pour m'interdir le désespoir, la lassitude, la peine, si ce n'est pas absurde cet instinct de survie qui ne me demande pas même mon avis pour me protéger  ...

Et d'ici deux heures ça sera le clame plat, j'aurais relativisé et tout sera revenu dans l'ordre, comme toujours ...

 

Prose de Songe, le Lundi 27 Décembre 2004, 20:56 dans la rubrique "Journal fragmentaire ...".

Commentaires :

Djeiyanna
27-12-04 à 21:27
Moi je crois en la beauté du coeur et non du corps. Ais confiance en toi et tu verras les gens feront de même.

Biz,
Djei

 
Songe
28-12-04 à 09:47

Merci Djeiyanna, j'essaye d'y croire également mais j'avoue que parfois on se prend malgré tout à désirer la facilité et on ressent le besoin de se dégager de cette frustration.

Bises

Songe


 
Alecska
27-12-04 à 21:51
et puis c'est pas ta faute si les gens font confiance a l'apparence, a la seduction plutot qu'à la verité.
et aussi, tu voudrais peut etre que des personnes aient confiance en toi au premier coup d'oeil alors ke ces personnes veulent un miroir pour elles surtout...
Je sais, plus facile a dire qu'à faire mais... soit tu patientes, soit tu passes ton chemin.
Et c'est vrai aussi qu'on sent parfosi un certain manque de confiance en toi, une peur de mal faire... soit plus serein et indulgent envers toi meme.

 
Songe
28-12-04 à 09:50

Merci, j'essaye d'acquérir peu à peu cette sérénité mais parfois ce que tu évoques au début de ton commentaire me brusque et me fait sortir de ma sérénité pour me précipiter vers une réaction plus impulsive. J'essaye d'être patient autant que possible parce que j'ai toujours accordé une grande valeur à la patience et la persévérance qui l'accompagne.

 


 
Un quidam
29-12-04 à 16:19

Le grand désoeuvrement face au monde des apparences. C'est comme s'il fallait l'affronter, faire en sorte que le corps s'oublie. Et nous voudrions que nos étoffes ne soient pas l'exacte chair de notre intériorité. Nous voulons le gouffre, la brèche qui creuse notre antique distinction entre l'âme et son Autre. Appelons-le notre Autre mais en sorte qu'il soit toujours notre Hôte. Et lorsque les jours de colère nous nous acharnons sur lui, que nous nous dévêtons pour mieux nous détester, c'est notre Entier qui trinque au lieu que se soit ce stupide bout de chair. Oh combien j'entends ta plainte, la sournoise et irrémédiable tricherie de celui qui divise ce qui est unit. En deux, en deux parties distinctes, Moi et mon Autre qui faillit, celui qui tremble, celui qui jaunit. Je ne veux pas te consoler, nous sommes tous rendus là, et seuls les inconscients s'oublient dans leur antre puante et malade. Nous voulons l'esprit qui libère les monstres de l'aponévrose. Il n'y a que cela qui puisse nous rassurer, la phrase du poète: "Vers quoi nous dirigeons-nous? Toujours vers la maison." (Novalis)

un passant

 
Songe
30-12-04 à 09:09

A la phrase "où vais-je ?" je ne répondrais jamais que : là où me porte l'impulsion du moment entre raison et passion, toujours dans cet équilibre là ...

Je suis un apatride, ma maison est en moi, je l'emmène avec mon esprit et mon coeur et je l'établis partout où j'arrive comme demeure. Mon chez moi est en moi et dans le coeur et le regard de ceux qui m'entourent et me sont chers ...

Je ne me connais d'autre foyer que celui-là et le monde dans son entier.

Je suis tellement multiple que mes demeures sont à mon image, un jour je choisirais d'être cela et je le vivrais là et le lendemain je serais ceci et je le vivrais ici.

Merci de ton passage passant qui enrichit de tes mots ma demeure virtuelle :)

Bien à toi

Songe


 
Un quidam
29-12-04 à 17:38

j'apporte un autre petit commentaire parce que je suis très touché par les textes que j'ai parcouru dans ton blog.

Peut-être déjà au vers de Novalis. Cette maison dont il parle, je crois ça n'est pas sans rapport avec la pensée de Holderlin, cette idée que nous contruisons le monde en poète. Et toi, tu vis cette équanimité lassive qui sert ta prose. Je veux dire que ce n'est certainement pas dans ces états où l'âme se rassure que se livrent les origines fécondes de la poésie. Tu dois être tendu en toi même pour écrire ce que tu écris, tu dois sentir sérieusement ce décalage de toi à toi-même et c'est dans cet écart béhant que tu construis la maison dont parle Novalis. Tu fais ce chemin, et il n'y a bien qu'en débrousaillant les immondices du corps que tu t'approches de toi-même. Il faut bien le creuser cet écart pour le sentir, le voir insurmontable et terrible.

Tu connais la charge qui t'es donnée, et cela n'est pas sans rapport avec la force que tu possèdes pour la porter. à peu d'homme il est donné de sentir ce que tu sens. Défriches avec le malaise, va jusqu'à l'obscur, dans cet obscur total s'élève une voix sourde et douloureuse, cet inconnu. Bâtis près de cet immondice, sur le ravin de ton existence, une demeure toute en tension, en fibre de laine et de coton. Et que ta chutes soit mémorable, que tu en sortes plus pauvre et plus faible encore, la jouissance attendra le sommeil, le repos sans rêve ou la matière reprend ses droits. Le poète doit bâtir cet impossible.

le passant

 
Songe
30-12-04 à 09:12

Ne peut bâtir l'impossible que celui qui y croit et j'y crois ...

Je ne suis pas poète, je suis bâtisseur de mondes imaginaires et parfois un peu de ceux-ci débord dans la réalité et s'y établit avant de se dissiper lorsque je reprends ma route ...

 


 

Version  Xml 

Modèle de mise en page par Songe.